Le club de Mont Saint-Martin pleure l’un de ses fondateurs

raymond-massonC’est avec infiniment de tristesse que nous avons appris le décès de Raymond Masson. Certes, pour beaucoup, ce nom n’évoquera rien de particulier, excepté peut-être pour les plus anciens, Jean Paul qui fut à l’origine de notre club. Il est bon de rappeler que Raymond, son père, y tint lui aussi un rôle déterminant. 

Alors qu’il travaillait à Usinor et en qualité de président du club de Judo de cette entreprise, il proposa la création de cette nouvelle discipline et lui procura son premier Dojo : un préfabriqué dans l’enceinte de l’école primaire Paul Mansard de Longwy. 

Lors de ces premières années, cruciales dans la vie d’un club, Raymond fut notre premier président, avant que Jean-Paul ne lui succède lorsqu’après la fermeture de l’usine le club fut accueilli par la municipalité de Mont-Saint-Martin. 

Raymond ne se départit jamais de son intérêt pour nos activités : il assistait régulièrement aux manifestations que nous organisions ou auxquelles nous étions conviés et répondait toujours positivement à chacune de nos sollicitations (je me souviens avec beaucoup d’émotion que c’est lui qui me ramena mon premier Katana). 

Certes, Raymond n’a jamais pratiqué notre discipline, mais il en incarnait les valeurs. Modeste, il n’a jamais fait sienne la course aux honneurs. Son engagement au service des autres était constant et ce, dans un esprit bénévole stricto sensus. 

Raymond rejoint dans nos souvenirs Brigitte Begom et Francis Andrin qui partageaient aussi cet idéal. A l’heure où mensonge, recherche du profit personnel, ou guidé par l’ambition course aux titres ou aux grades, carriérisme, sont érigés en système. Il est bon de se rappeler l’éthique qui fût toujours leur, il est bon, de leur réserver une place dans nos mémoires, faible part d’éternité offerte au regard de leur apport et de leur investissement. 

Jean Salvi, ancien président.